Newsletter

Inscrivez-vous pour recevoir les prochains articles.

NB : Votre e-mail reste confidentiel

Interview de Laurent Gounelle : les 5 clés du développement personnel.

Interview de Laurent Gounelle par Alexis Brenner le 14 janvier 2014.

Sujet: Faire découvrir les 5 clés du développement personnel aux jeunes

Bonjour Laurent Gounelle,

Vous êtes un auteur à succès. Vous avez écrit les best-sellers : « L’homme qui voulait être heureux », « Les dieux voyagent toujours incognito », « Le philosophe qui n’était pas sage ». Vous êtes passionné de sciences humaines, de psychologie, de philosophie et de développement personnel.

Aujourd’hui j’ai le plaisir de vous accueillir et de vous interviewer pour faire découvrir aux jeunes et au grand public les clés et les secrets du développement personnel.

Laurent, pouvez-vous vous présenter et nous dire en quelques mots quel a été votre chemin ?

Laurent Gounelle.

J’ai coutume de dire que j’ai vécu la crise de la cinquantaine à 23 ans, ce qui a été une chance. J’ai suivi des études économiques jusqu’à l’âge de 23 ans. Je me suis retrouvé avec mon bac +5 propulsé dans le monde de l’entreprise. J’étais chargé d’études financières dans un groupe. Cela a été vraiment un choc. Autant les études m’avaient intéressé sur un plan intellectuel, autant ce que j’en faisais à ce poste me semblait assez vide de sens. Pour la première fois de ma vie se posait la question du sens. J’avais le sentiment que ce que je faisais n’apportait pas grand chose aux gens, j’allais dire à l’humanité même si cela semble un peu prétentieux. En tout cas, je ne voyais pas où tout cela me menait. Ceci étant dit, je comprends que de tels postes puissent avoir une vraie signification pour d’autres personnes. Le sens n’est pas déterminé dans l’absolu mais relativement aux valeurs et aux critères de chacun. Toujours est-il que pour moi, cela n’en avait guère.

Et donc, je remettais complètement en cause tout mon parcours. J’ai vécu cela comme une sorte de crise. J’ai changé d’entreprise en pensant que cela venait peut-être de la boîte. J’ai changé de poste. J’ai erré ainsi pendant quelques années jusqu’à me retrouver dos au mur avec cette question : que vais-je faire de ma vie ? J’ai un bon diplôme, je m’estime raisonnablement intelligent, mais voilà, je ne sais pas quoi faire de ma vie. Pour moi cela était quand même très très dur. J’en ris aujourd’hui, mais j’ai quand même fait une vraie dépression et traversé des moments difficiles. Pourtant  avec du recul aujourd’hui, cette crise a été salutaire puisqu’elle m’a amené à me poser des questions qu’habituellement on se pose plutôt à la moitié de la vie, à la « mid-life crisis » comme disent nos amis anglo-saxons. J’ai eu la chance d’avoir cette introspection très tôt dans la vie. Cela m’a conduit au développement personnel sans savoir à l’époque que j’en ferai un métier. C’est devenu une passion et j’ai découvert des choses sur moi et sur les autres. Je suis arrivé à comprendre comment les autres fonctionnaient. Et après quelques années de travail dans ce domaine j’en ai fait ma profession en  devenant consultant en relations humaines. J’ai exercé ce métier avec bonheur pendant quinze ans. Au début, essentiellement pour des entreprises, je me suis ensuite plus centré sur les individus et avec mon équipe nous aidions des personnes à changer de vie, à changer de voie afin qu’elles soient plus épanouies dans leur vie professionnelle.

Alexis

Je vous remercie pour cet éclairage.

Laurent Gounelle.

Pour conclure sur mon parcours, 2006 a été une année charnière pour moi : j’ai été confronté à la mort puisque j’ai coup sur coup perdu mon père puis mon meilleur ami.  Ce n’est pas anodin, nous vivons tous cela à un certain moment de notre vie. Devant ces drames, j’ai perdu une sorte d’illusion d’immortalité que l’on peut tous avoir quand on est jeune. Et j’ai appris à accepter la limite que la mort constitue dans la vie. Et ce n’est pas un hasard si j’ai commencé à écrire à ce moment là : je crois que c’est en acceptant nos limites que peut naître en nous une nouvelle créativité.

Alexis.

Quelles sont les 5 clés, les 5 secrets du développement personnel que vous souhaitez faire découvrir aux jeunes et au grand public ?

Laurent Gounelle.

Voilà mes 5 conseils à donner aux jeunes pour avancer, pour mieux se connaître:

 Le premier serait de préserver du temps et de l’espace pour eux.

J’entends par là de se couper chaque jour un petit peu de l’extérieur. C’est à dire éteindre le portable, la télé, la radio, et ce afin de laisser émerger ce qui vient de l’intérieur. L’une des grandes difficultés que nous avons à notre époque est que nous sommes abreuvés de stimuli externes, qui d’ailleurs sont parfois négatifs. A un moment donné, il est important de laisser émerger ce qui vient de l’intérieur et notamment les besoins de ces jeunes et leurs véritables envies. Il est important que nos envies viennent de l’intérieur et ne soient pas juste dictées par la société, par l’extérieur, par la publicité, par des codes de comportement  auxquels on doit se conformer. C’est vrai à tout âge y compris dès l’enfance. C’est un gros problème quand on voit des enfants  très jeunes qui sont suroccupés, que l’on blinde d’activités ou de télé. Il n’y a pas de temps pour laisser  émerger leur créativité et leurs envies véritables.

Alexis

Quel serait le deuxième conseil ?

Laurent

Le deuxième conseil serait d’apprendre à distinguer entre nos peurs basées sur un risque réel et celles issues de notre esprit.

L’essentiel de nos peurs sont une création de notre esprit et il y a un moyen de faire la part des choses : c’est ce que j’appelle se frotter à la réalité. Plutôt que de s’abstenir d’agir ou de mettre en œuvre des projets ou ses rêves, avoir le courage d’essayer quand même : en allant dans la réalité on se rend souvent compte que nos peurs étaient injustifiées. Veillez tout de même à ne pas vous mettre en danger car nos peurs ont une fonction qui est de nous protéger. Mais assez souvent on se protège trop surtout dans notre pays, c’est culturel. Il y a très peu de créations d’entreprises, peu de prises de risques. Il y a des tas de gens qui ont des envies, des projets passionnants qu’ils s’interdisent de mener à bien seulement parce qu’ils ont peur.

Le troisième point serait : « Ne laissez personne vous dire ce dont vous n’êtes pas capable » : Ni un enseignant, ni un patron, ni votre entourage familial. Quand vous avez des projets, il y a toujours des gens pour vous dire que vous avez tort et que vous allez vous planter. Il vaut mieux ne pas écouter ces personnes. Cela ne veut pas dire qu’il faut foncer tête baissée bien évidemment. Il faut bien sûr réfléchir, se documenter. Mais à un moment donné si l’on pense qu’il faut y aller, il est intéressant d’avancer et de fermer les écoutilles à ces personnes que les américains appellent des sponsors négatifs. Il vont essayer de vous démontrer que vous n’êtes pas capable, peut être simplement parce qu’il leur est difficile de vous voir réaliser vos rêves alors qu’eux-même n’osent pas concrétiser les leurs…

Alexis

Quelle serait la quatrième clé ?

Laurent

La quatrième clé est : « N’ayez pas peur de l’échec ».

Il est important de comprendre et intégrer que l’échec fait partie de la vie. L’échec est très formateur. Les journalistes m’interrogent assez souvent sur mes succès, en l’occurrence sur mes succès littéraires, mais la vérité est qu’avant de connaître des succès, j’ai aussi  connu un certain nombre d’échecs dans la vie. A commencer par celui de mon début de carrière que j’évoquais tout à l’heure. En fait je considère avec le recul que ce sont ces échecs successifs qui m’ont amenés à m’interroger sur moi, sur ce qui était fait pour moi, sur ce qu’étaient mes limites, sur ce que je voulais vraiment faire, sur ma mission, sur ce qui était vraiment mon chemin et je pense que si on ne vit pas l’échec, on se coupe d’une connaissance de soi assez importante.  On pourrait presque aller jusqu’ à dire : « Essayez d’échouer cela vous fera du bien ». Quand on fait tout pour éviter l’échec, on ne fait pas grand chose et surtout on n’apprend pas grand chose. L’échec n’est pas agréable sur le moment mais il apporte beaucoup. Le succès est moins formateur que l’échec, même s’il donne de la confiance en soi. Certaines personnes qui ont connu le succès très tôt n’ont pas été en mesure de comprendre pourquoi. Ce n’est pas une chance de réussir trop jeune.

Alexis.

Quelle serait la cinquième clé ?

Laurent.

Pour la cinquième clé, j’aurai envie de dire : «  Apprenez à être fier de vous ». C’est très important, en France on a tendance à s’autoflageller à voir surtout nos défauts. Ceci est en partie induit par l’éducation nationale qui pointe du doigt nos manquements, nos erreurs. C’est très important d’apprendre à être fier de soi. Il y a un exercice dont les effets ont été mesurés scientifiquement : trouvez chaque soir trois motifs d’être fier de vous. Prenez deux minutes avant d’aller vous coucher et parmi tout ce que vous avez fait aujourd’hui, des petites choses ou des grandes choses,  trouvez trois raisons d’être fier de vous. Le fait de renouveler cet exercice  tous les jours amène à développer considérablement la confiance en soi. C’est essentiel dans la vie et vous aidera à tous les niveaux.

Alexis

Laurent, je vous remercie et j’espère que vos conseils seront utiles au grand public et aux jeunes.

 

 

 

 


COMMENTAIRES :::

3 réflexions au sujet de « Interview de Laurent Gounelle : les 5 clés du développement personnel. »

  1. Bonjour, et merci pour cette interview, j’ai lu les trois ouvrages de Gounelle avec un intérêt rare, et j’attends le quatrième avec impatience (2014 paraît-il…)
    Cordialement, Jean-Claude

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>